La femme dansante

Vers la danse orientale (Sophie Ceylon)
Ce n’est pas parce que vous n’avez jamais fait de danse que vous ne pouvez pas commencer aujourd’hui. Se faire plaisir est une motivation amplement suffisante.

La danse orientale va au-delà d’une technique car chaque danseuse y insère sa touche personnelle. Elle s’adresse aux femmes de tous âges et de toutes origines.
La danse orientale réunit trois éléments constitutifs de la personne : mouvement, liberté et confiance. Elle amène à ressentir la vie, le plaisir de vivre, le désir, la liberté d’être et d’agir. Elle nous offre de la douceur ; douceur pour soi et douceur à partager.
Elle véhicule très largement les émotions de la vie : la joie, l’humour, la mélancolie, la tristesse, la générosité, l’espièglerie, la tendresse. Quand on danse, non seulement on s’autorise aux plaisirs de la vie mais aussi on offre aux autres une petite part de soi telle que l’on est à ce moment-là. Il n’y a pas d’artifices, seulement un bel échange : donner et recevoir.
La danse orientale est bénéfique pour le corps et l’esprit. Elle améliore à la fois notre santé physique et notre santé psychique mais également l’image que l’on a de notre corps.
Au niveau physique, notre corps se met en mouvement. Une meilleure circulation cardio-vasculaire et énergétique s’établit, les muscles se tonifient tout en se déliant. La danse stimule la coordination, la concentration, l’équilibre, l’oxygénation du corps. La mémoire se façonne au rythme du corps.
Au niveau psychique, elle agit notamment sur la féminité. La femme dansante se connecte à son corps, à son corps de femme, à sa sensualité ; et ce, quelque soit son âge et sa condition physique.
Elle favorise une meilleure image de soi et de son corps, une meilleure estime de soi.
Danser nous encourage à être.

 

La danse de la féminité (Sophie Ceylon)
La danse orientale est un hommage à la femme. Chaque femme est belle quand elle laisse ses émotions passer au travers de la danse.
La danse orientale tire son origine de l’Antiquité égyptienne ; elle était alors la danse de la maternité. La danse trouve son épanouissement en prenant corps dans le chakra sacré, la région centrale du ventre, celle qui accueille la matrice de la vie. Elle est le lieu de l’énergie créatrice. La féminité est magnifiée, sans lien avec la séduction et encore moins avec la séduction plastique des corps. Elle est épanouissante et permet d’apprendre à connaître son corps.
Ce sont tous les aspects de la femme qui sont célébrés : la douceur, l’espièglerie, la profondeur, la sensualité que nous possédons toutes et qui ne demande qu’à s’exprimer.
Les énergies circulent entre l’intérieur et l’extérieur, notre enveloppe corporelle s’élargit. Le corps laisse vibrer les cordes du féminin.
Le corps de la danseuse est l’axe entre le ciel et la terre. C’est là que peut se réaliser le passage des énergies. A travers la danse, les énergies positives prennent la place qui leur revient et nous permettent de nous ouvrir vers l’extérieur et vers la joie.
La danse orientale permet de se positionner en tant que femme, d’être à l’écoute de son corps, de s’accepter et de se sentir jolie dans le regard que l’on pose sur soi et dans le regard des autres.
Quand une femme danse, elle est belle, car la beauté vient de l’intérieur et prend forme dans le mouvement juste. Mélange de grâce et de sensualité, la danse orientale permet d’approcher sa féminité et de se sentir bien dans son corps de femme.


La musique du corps (Sophie Ceylon)

La danseuse orientale ne se limite pas à évoluer sur une musique, elle se fait musique tels les instruments qui l’accompagnent. Elle exprime ses émotions, ses états d’âme. Elle dévoile ainsi sa sensibilité et sa personnalité.
Le corps est un instrument d’expression. Il permet une danse épanouie s’il est en accord avec nos intentions, avec la considération que l’on a pour lui et avec le respect qu’on lui doit.
La musique enveloppe le corps de la danseuse qui acquiert une pensée fluide dans un corps qui frémit et prend vie. Elle s’exprime en vagues, spirales, points mais aussi en ardeur, douceur et humour. Pour trouver cette expression elle danse la vie. Elle reproduit le mouvement du chameau quand il se déplace, du cheval quand il se cabre, du vent qui souffle, des feuilles qui tremblent et des tiges de fleurs qui ondoient. Elle se laisse traverser par la sérénité, la générosité, les bruissements, les pulsations de son corps. Elle est à l’écoute de la musique de son corps.


Le rapport au corps des femmes dans la danse (Sophie Ceylon)

La danse orientale accueille tous les corps, qu’ils soient grands, petits, élancés, ronds. Toniques ou fragilisés. Tous les corps sont dansants. On danse avec le corps que l’on a, avec une grande bienveillance pour lui. Sans le brusquer, avec ce qu’il peut nous donner et ce qu’on peut lui demander. On ne peut bien danser avec le corps qu’on voudrait secrètement avoir. Notre corps est notre ami. Faisons fructifier cette amitié. Ainsi chaque corps devient un formidable outil de connaissance de soi et des autres.
Apprendre la danse orientale, c’est se laisser traverser par la conscience de son corps.
Il y a urgence à réenchanter son corps et son histoire.
Il y a urgence à restaurer un rapport positif à son corps et aux corps des autres ; à poser un regard bienveillant sur son corps et sur le corps des autres.
Dans l’intimité et la proximité des corps en danse, nombre de choses se jouent en fonction de l’histoire de chacune. C’est pourquoi la danse orientale permet aux femmes de développer une idée généreuse du collectif féminin, une complicité entre femmes, de partager le bonheur d’être ensemble.


A la recherche de l’équilibre entre le corps et l’esprit (Sophie Ceylon)

La femme dansante se trouve entre le ciel et la terre. Elle tisse un espace d’imaginaire et d’intime, propre à renouer avec les fils de sa vie, et l’offre aux autres. La danse est un équilibre entre le corps et l’esprit. La danseuse, unifiée dans ses énergies, laisse les circulations intérieures s’accomplir. En trouvant la bonne combinaison entre savoir-faire et savoir-être elle laisse émaner d’elle le geste juste.

La danseuse raconte des histoires de vie en puisant son inspiration dans des souvenirs ou des moments présents. Chaque partie de son corps parle de son âme. Ce langage a aussi ses destinataires invisibles : des perles logées au plus profond de son être, dans la boîte à trésors que nous possédons toutes. Nous avons toutes dans notre cœur et dans notre corps une petite histoire à raconter. C’est pourquoi nous pouvons toutes être danseuses.

L’aventure commence par l’acceptation de soi, de son corps, de son apparence mais aussi de ses états d’âme, ses émotions. En apprivoisant la technique de la danse l’image de soi s’enrichit. On comprend que la beauté d’une femme est l’écho de ses états intérieurs.
Chaque danseuse donne quelque chose d’elle selon sa manière d’être. Par la danse, la femme comprend sa singularité, elle acquiert une image valorisée d’elle-même. Chacune peut créer sa propre danse qui reflète sa perception du monde et sa place dans le monde.